Pâquerette vivace (Bellis perennis)
Plante de la famille des Composées, originaire d'Europe. Affectionne les prairies rases, les pâturages, les bords des chemins et les pelouses des parcs.
Plante herbacée vivace de 3 à 20 cm de haut, à tige velue et sans feuilles, sauf une rosette de base ; feuilles à courts pétioles, spatulées ou ovales étirées, parcourues d'une nervure principale, grossièrement dentées et rétrécies au voisinage de la tige. Capitules solitaire, un pour chaque tige forale, de 10 à 25 mm formés de fleurs ligulées blanches ou roses à l'extérieur, de fleurs tubuleuses jaune d'oeuf à l'intérieur.
Floraison d'avril à octobre.
Reproduction par division des pieds ou par semis.
Terrain meuble, léger, sableux.
Les pâquerettes exigent beaucoup de lumière et de chaleur. On les rencontrera rarement dans les hautes herbes. La nuit et par temps frais, la pâquerette reste fermée. Les fleurs en languette de l'extérieur se replient vers l'intérieur, protégeant ainsi les fleurs tubulaires du coeur. Les petits fruits sont dispersés par le vent, la pluie, ou par les animaux de passage auxquels ils se fixent. Ils sont également consommés par les vers de terre et rejetés plus loin.
Les fleurs en bouton peuvent agrémenter des salades à des fins décoratives ou être mises à macérer comme des câpres. Les jeunes feuilles peuvent se manger en salade.
La pâquerette est employée depuis le Moyen Âge dans la médecine populaire contre les troubles du métabolisme et les problèmes de diurèse.
Onagre (Oenothera biennis)
Plante de la famille des Enothéracées, originaire d'Amérique du Nord, introduite en Europe en 1612, poussant au bord des prairies et des chemins à sol sablonneux, au bord de l'eau, dans les carrières, remblais de chemin de fer, décharges et autres étendues de mauvaises herbes.
Son nom latin "oenothera" vient du grec "oinos" et "thêr" car la racine d’onagre trempée dans du vin (oinos) était apte à apprivoiser les animaux sauvages (thêr).
Plante herbacée biennale de 50 à 100 cm de haut à feuilles alternes, elliptiques, légèrement dentées. Tige dressée non ramifiée, avec, la première année, une rosette de feuilles ovales-étirées (jusqu'à 15 cm) à la base. Les feuilles caulinaires sont nettement plus petites et finement sciées. Grandes fleurs jaunes de 25 à 30 mm, à l'aisselle des feuilles et groupées en grappe terminale, à quatre pétales bilobés et à huit étamines de longueur égale. Les fleurs dégagent un fort parfum lorsqu'elles s'ouvrent.
Période de floraison : juin-septembre.
Pollinisation surtout par les papillons de nuit.
Reproduction par ensemencement ou par division du plant mère à la fin de l'hiver.
Terrain : léger, pauvre, bien sec.
Ses fleurs s'ouvrent en fin de journée, c'est la raison pour laquelle en Turquie, on l'appelle "Ezan Ciçegi", de "ezan" (appel à la prière) et "çiçek" (fleur) car ses pétales s'ouvrent à l'heure où le muezzin appelle à la prière du soir. La dernière phase de l'ouverture, quand le calice se rabat et que les pétales repliés se déploient, dure environ 3 minutes. On a donc le temps de l'observer et même d'entendre un léger froissement. Le lendemain, les fleurs se fanent le matin s'il fait chaud, sinon l'après-midi.
Les racines d'onagre sont charnues la première aSes fleurs s'ouvrent en fin de journée, c'est la raison pour laquelle en Turquie, on l'appelle "Ezan Ciçegi", de "ezan" (appel à la prière) et "çiçek" (fleur) car ses pétales s'ouvrent à l'heure où le muezzin appelle à la prière du soir. La dernière phase de l'ouverture, quand le calice se rabat et que les pétales repliés se déploient, dure environ 3 minutes. On a donc le temps de l'observer et même d'entendre un léger froissement. Le lendemain, les fleurs se fanent le matin s'il fait chaud, sinon l'après-midi.
Les racines d'onagre sont charnues la première année, gonflées de réserves nutritives. On peut les consommer crues ou cuites, à la façon des salsifis ou des panais, éventuellement mélangées à d'autres légumes.
Son huile est utilisée dans l’industrie cosmétique.nnée, gonflées de réserves nutritives. On peut les consommer crues ou cuites, à la façon des salsifis ou des panais, éventuellement mélangées à d'autres légumes.
Son huile est utilisée dans l’industrie cosmétique.
Marronnier (Aesculus hippocastanum)
Arbre de la famille des Hippocastanacées, pouvant atteindre 25 m de haut, poussant sur les bords des routes et dans les parcs, clairières forestières, forêts de montagne.
Le mot marron viendrait du mot ligure "mar" signifiant "caillou". Son fruit lisse, rond et dur évoque effectivement un caillou. Son nom scientifique "Aesculus" était le nom latin d’un chêne à glands comestible. "Hippocastanum" évoque le cheval (hippos) et la châtaigne (kastanon), car le marron pouvait être donné aux chevaux en petite quantité.
Arbre à la ramure dense en coupole bombée. Écorce lisse, brun-gris, se desquamant en fines écailles. Rameaux brun-gris ou bruns, d'abord feutrés de brun. Feuilles opposées à cinq ou sept doigts en folioles ovales-allongées, rétrécies en coin à la base, et bord doublement scié. Fleurs blanches hermaphrodites de 1 à 2 cm, groupées en faux corymbes de 20 à 30 cm de haut.
Floraison avril-mai.
Pollinisation par les insectes.
Fruits : une bogue épaisse, garnie de piquants mous, contenant de une à trois graine(s) luisante(s) - les marrons - brunes et polies, à tache claire.
Son bois est utilisé en agriculture pour la confection de piquets et de treillis car il est peu putrescible.
En Turquie, le marron réduit en poudre était réputé soigner certaines maladies pulmonaires.
Un extrait de la graine entière est commercialisé pour traiter l'insuffisance veineuse et certains troubles associés : lourdeur et gonflement des jambes, démangeaisons, varices, phlébite, certaines ecchymoses, hémorroïdes. Une étude faite sur des rats indique que l’extrait de marronnier d’Inde aurait un effet hypoglycémiant qui pourrait aider dans le traitement du diabète. Certains extraits ont une activité vitaminique P, anti-hémorragique, qui les ont fait utiliser dans des préparations destinées à faciliter la circulation sanguine.
Lilas commun (Syringa vulgaris)
Plante de la famille des Oléacées originaire des Balkans et répandu dans le reste de l'Europe vers 1550.
Son nom commun "lilas" vient de l'altération d'un mot d'origine arabe "lilâk" ou "lilac" désignant des plantes à fleurs bleues, mot qui serait issu de "nilak" qui signifie bleuté.
Son nom scientifique "syringa" vient du grec "syrinx" (flûte) car on utilise le bois du lilas pour fabriquer les flûtes.
Arbuste à feuilles caduques cordiformes à la base, plus longues que larges, d'un ovale pointu ; fleurs en épis allongés et compacts très parfumées ; il existe des variétés à fleurs simples ainsi qu'à fleurs doubles et dont la gamme de coloris va du blanc au pourpre, en passant par le bleu violacé et le rose carmin.
Floraison : printemps.
Reproduction par division des touffes, ou par bouturage.
Terrain de préférence argileux.
Ses bourgeons sont utilisés en gemmothérapie (la gemmothérapie est une médecine douce qui utilise des tissus embryonnaires végétaux en croissance tel que jeunes-pousses, bourgeons, etc. que l'on fait macérer dans un mélange d'eau, de glycérine et d'alcool).
L'huile est également utilisée en friction contre les rhumatismes et les feuilles en infusion contre l'engorgement du foie.
Lilas à petites feuilles (Syringa microphylla Superba) :
Variété originaire de Chine et de Corée. Petites feuilles ovales, grappes de fleurs retombantes au milieu du printemps, fleurs très parfumées de couleur rose clair ou violet en fin d'été.
Lierre (Hedera helix "Oro di Bogliasco")
Plante de la famille des Araliacées originaire d'Europe.
Son nom français "lierre" vient du latin hedera (être attaché). Hedera a d'abord donné "èdre", puis "ierre", et ce dernier, agglutiné avec l'article défini "l'ierre" a donné "lierre". On trouve des traces de "ierre" dans la toponymie, par exemple avec la ville d'Hyères (Var).
Plante en lianes qui s'accroche au sol, aux soutiens, au moyen de nombreux appendices à racines ; feuilles persistantes, dures, non dentées, d'un vert intense, de forme ovale pour celles qui sont fertiles, triangulaires à trois ou cinq lobes, pour celles qui sont stériles ; fleurs en ombelle, plutôt insignifiantes, réunies en grappe. Il existe de nombreuses variétés et de multiples formes de "Hedera helix".
Floraison : septembre-octobre.
Reproduction par bouturage en avril. La partie coupée reproduit des racines soit dans l'eau, soit dans le sable, et, peu de temps après, on peut la planter.
Terrain : terre normale de jardin.
Le lierre est l'un des ornements habituels de Dionysos : vert en toute saison, il symbolise la permanence de la force végétative et la persistance du désir. De nombreuses statuettes de Tanagra (statuettes antiques) s'ornent de feuilles et de baies de lierre. Elles assuraient leurs détenteurs de la protection du dieu. Est-ce pour cela que l'on a fait du lierre un symbole féminin révélant un besoin de protection ?
Dionysos se servait de lierre, comme de la vigne, pour émouvoir d'un délire mystique les femmes qui se refusaient à son culte ; mais une fois saisies par les effluves du dieu, comme le furent les Minyades, elles couraient rejoindre les Bacchantes dans les montagnes.
Le lierre était également consacré à Attis, dont la déesse de la terre et des moissons, Cybèle, était amoureuse ; il représentait le cycle éternel de la mort et des renaissances, le mythe de l'éternel retour.Il représentait aussi le serpent rongeant l’arbre Yggdrasil (l'arbre-monde dans la mythologie nordique) en ses racines.
Le lierre est une protection efficace contre les énergies néfastes dirigées sur les lieux ou il croît.
Liatride à épis (Liatris spicata)
Plante de la famille des Composées originaire d'Amérique du Nord (praieries et sous-bois clairs du centre et de l'est des USA), introduite en Europe en 1732.
On l'appelle également "plume du Kansas".
Plante herbacée vivace, à feuilles alternes, lancéolées et assez minces, d'un vert vif ; capitules arrondis à la base ; fleurs lilas ou rouge pourpre et réunies en un épi dense.
Floraison : août-octobre.
Reproduction par division du plant
Terrain : terre de jardin mélangée à du sable
Lavande (Lavendula spica officinalis)
Plante de la famille des Labiées originaire d'Europe, surtout de la région méditerranéenne.
Son nom vient du latin "lavare" qui signifie laver. Mais cette plante ne lave pas, elle parfume simplement.
Plante vivace, sous-frutescente, très aromatique, à tiges droites ou ascendantes de 50 à 80 cm. Feuilles sessiles, de linéaires à étroitement lancéolées, planes au début, s'enroulant sur les bords par la suite ; fleurs à corolle violette, en verticilles disposés en longs épis bas s'interrompant à la base.
Floraison : juin-juillet.
Reproduction par semis.
Terrain caillouteux et même pauvre.
Avec l'extrémité florale, avant que les fleurs ne soient complètement ouvertes (récoltées en été), on prépare une infusion et une huile. Depuis très longtemps, on connaît les vertus cicatrisantes et antiseptiques de la lavande et sainte Hildegarde la conseillait comme cicatrisant. On lui prêtait aussi des propriétés antivenimeuses et en cas de morsure de vipère, on frottait la plaie avec une poignée de lavande (d'où le nom de la lavande aspic).
En phytothérapie, elle est recommandée pour combattre l'anxiété, la nervosité et les insomnies, mais aussi pour soulager les rhumatismes et soigner les infections des voies respiratoires.
L'huile essentielle appliquée pure sur la peau soulage les brûlures et les piqûres d'insectes, ainsi que les mycoses. Appliquée sur les tempes, elle soulage les douleurs migraineuses. La variété latifolia est aussi connue pour son effet apaisant lors de crises de dermatite atopique (eczema).
La lavande glissée dans la penderie éloigne les mites. Elle était déjà utilisée par les Romains pour conserver le linge et parfumer les bains. En Provence, la lavande fut utilisée dès le Moyen Âge, pour la composition de parfums et de médicaments, mais c'est à partir du XIXe siècle que sa culture se développa vraiment.
En cuisine, on peut faire infuser des fleurs de lavande dans du lait, qu'on utilisera ensuite pour préparer de la glace ou de la crème à la lavande. Dans certaines régions du Maghreb (Algérie), elle est utilisée dans certains plats.
Les brins sont aussi utilisés pour confectionner une liqueur particulièrement forte, et aux vertus antiseptiques, digestives et calmantes.
Dans le langage des fleurs la lavande signifie "Répondez-moi", dans un sens d'impatience méfiante, de questionnement amoureux. Dans une relation plus établie ou une relation amicale, c'est un symbole de tendresse.
Les noces de lavande symbolisent 46 ans de mariage.
Corète du Japon (Kerria Japonica)
Plante de la famille des Rosacées, originaire de Chine centrale et occidentale.
Elle doit son nom "Kerria" à William Kerr, jardinier mandaté en Chine par Sir Joseph Banks pour y collecter des espèces.
Arbuste de 1-2 m de haut, droit, à branches vertes et lisses ; feuilles caduques, alternes, dentées, d'un vert brillant, ovales lancéolées ; fleurs isolées à 5 pétales d'un beau jaune vif. Dans la forme typique, les fleurs sont relativement petites, mais elles atteignent de plus grandes dimensions dans les variétés à fleurs doubles.

Floraison : février à avril.
Reproduction par bouturage, division ou marcottage.
Terrain : mou, léger et frais.
Gesse de printemps (Lathyrus vernus)
Plante de la famille des Papilionacées originaire de presque toute l'Europe, poussant dans les forêts à essences mélangées de feuillus et de conifères, et surtout dans les hêtraies à sous-bois herbeux denses.
Plante de 20 à 40 cm de haut. Grappes de trois à huit fleurs sur des tiges dressées non ramifiées. Fleurs violettes ou bleues de 3 à 7 cm, avec des feuilles de quatre à six folioles, en ovale élargi, acuminées. Les graines aplaties sont contenues dans une gousse brun-noir de 4 à 6 cm de long.
Floraison : avril-mai
Pollinisation surtout par les bourdons.
Terrain calcaire et ombragé
Le changement de couleur des fleurs varie en fonction de leur teneur en acidité et change de façon remarquable avec le temps. Dans le bourgeon, la sève est acide et la fleur rougit ; dans la fleur ouverte, elle est neutre, d'où une teinte violette ou bleue. Quand la fleur se fane, la sève devient basique comme le savon et donne une teinte turquoise.
Les racines de la gesse printanière sont diurétiques. Par contre, les graines sont toxiques et peuvent entraîner la mort.
Orpin (Sedum acre)
Plante de la famille des Crassulacées originaire d'Europe, d'Afrique du Nord et d'Asie occidentale.
Elle doit son nom au latin médiéval "auripigmentum", composé de "or" et "peint", en référence à la couleur d'or de ses leurs. On l'appelle également "orpin brûlant" ou "poivre des murailles".
Petites plantes à tiges couchées à la base, droites ou ascendantes ; petites feuilles charnues, presque plates sur le dessus, en forme de carène en dessous ; fleurs sessiles en épis à corymbe, à cinq pétales jaune vif très voyant en forme d'étoile.
Floraison : avril-juillet.
Reproduction par bouturage ou division.
Terrain pauvre et sec.
La variété "Sedum rupestre" (orpin réfléchi), aux fleurs d'or à 6-7 pétales, poussait jadis dans presque tous les jardins. Ses fleurs acidulées au goût rafraichissant et ses jeunes pousses font de très bonnes salades, agrémentent les sauces et les crudités. On lui connaît aussi d'autres noms : "orpin des murs", ou "trique-madame".
La variété "Rhodiola rosea" (orpin rose), aux inflorescences très denses, et aux fleurs parfois orangées à 4 pétales, est une plante médicinale censée renforcer nos défenses naturelles et nos facultés intellectuelles. Ses racines séchées ont une odeur de rose et les Vikings avaient recours à cette "racine dorée" pour renforcer leur vigueur et leur endurance. L'orpin rose était également couramment consommé en Russie et en Scandinavie.
Forsythia
Arbuste de la famille des Oléacées, originaire de Chine, du Japon et d'Europe. Il doit son nom à l'horticulteur anglais W. Forsyth, qui vécut au XVIllème siècle.
Arbuste de 1-3 m de haut, très ramifié, à feuilles caduques, opposées, simples, trifoliées, dentées et d'un beau vert vif ; les fleurs, qui apparaissent avant les feuilles, sont axillaires, isolées ou en petits groupes, tombantes et munies de quatre pétales jaune d'or.
Floraison : fin février-mai, selon les espèces.
Reproduction par bouturage en pleine terre l'été, ou par division des plants vers la fin de l'automne.
Terrain non calcaire.
Trèfle des Prés (Trifolium pratense)
Plante de la famille des papilionacée de 10 à 40 cm, originaire de toute l'Europe, et poussant dans les prairies, au bords des chemins, dans les pâturages et forêts clairsemées.
Feuilles trilobées composées de folioles ovalesallongées, à bord plein, tachetées, de 1 à 3 cm. Feuilles latérales ovales et acuminées. Les capitules sphériques de 10 à 20 mm, roses ou rouges, sont groupés le plus souvent par deux au-dessus de deux bractées. Le calice des fleurs isolées, velu, a dix nervures.
Floraison mai-septembre.
Pollinisation par les bourdons, dissémination des graines par les fourmis.
Comme toutes les Papilionacées, le trèfle a une forte teneur en albumine. Les racines sont couvertes de renflements qui hébergent des bactéries symbiotiques. Ces dernières fixent l'azote de l'air et rendent cette substance disponible pour la plante, ce qui en fait un engrais vert. Pour éviter de laisser une terre en friche, les agriculteurs préfèrent semer du trèfle, qui fournit un fourrage de qualité tout en amendant le sol.
La médecine naturelle a découvert récemment que le trèfle pouvait être employé avec succès contre les troubles de la ménopause.
Rosier Rubigineux (Rosa Rubiginosa)
Plante de la famille des rosacées, originaire d'Europe et d'Asie.
Arbuste formant buisson de 2 à 3 m de haut et de large, dont les tiges sont munies de nombreux aiguillons en crochet. Les feuilles caduques, imparipennées, de 5 à 9 cm de long, comptent de 5 à 9 folioles ovales ou arrondies au bord serré, et sont couvertes de nombreux poils glandulaires. Les fleurs, de 2 à 3 cm de diamètre, ont cinq pétales roses, blancs à la base, et de nombreuses étamines jaunes ; elles sont groupées en corymbes de 2 à 7 fleurs et apparaissent de la fin du printemps au milieu de l'été.
Les fruits sont des cynorrhodons globuleux à oblongs de 1,2 cm de diamètre, rouges à maturité, utilisé en infusion ou en confiture. Ils sont légèrement astringents et acides et contiennent des caroténoïdes, des flavonoïdes et une huile essentielle odorante dont les acides gras essentiels polyinsaturés sont en partie responsables de l'action bénéfique de l'huile de rose musquée dans la régénération de la peau.
L'enveloppe charnue des graines contient un taux élevé de vitamine C.
Le rosier rubigineux exhale au début de l'été une nette odeur de pomme fraîche. L'adage "Il n'y a pas de rose sans épine" devrait, sur le plan botanique, s'écrire ainsi : "Il n'y a pas de rose sans aiguillon". En effet, les épines sont issues de feuilles ou de branches tandis que les aiguillons sont uniquement formés d'écorces. On peut donc les retirer sans abîmer la branche.
Eglantier ou Rosier des chiens (Rosa Canina)
Plante de la famille des Rosacées, espèce la plus commune d'églantier, originaire d'Europe. Il est utilisé comme porte-greffe pour des variétés de roses améliorées.
Son nom "rosier des chiens" vient du fait que sa racine était réputée guérir la rage.
Arbuste de 1 à 3 m de haut, à tiges en arceaux, abondamment garni de grandes épines implantées sous les feuilles imparipennées ; celles-ci sont à cinq à sept folioles, ovales ou elliptiques, à bord simple ou doublement scié. Fleurs blanches ou rose pâle de 40 à 50 mm, hermaphrodites, isolées ou en panicules à l'extrémité des pousses courtes et feuillues, très éphémères. Les fruits, ou cynorrhodons, de 2 à 2,5 cm, sont rouge corail et charnus, remplis de petites graines poilues. Riches en vitamine C, ils peuvent être accommodés en infusions, compotes ou confitures. Il porte le nom populaire de "gratte-cul".
Floraison mai-juin.
Pollinisation par les insectes. Les fruits sont picorés par plusieurs espèces d'oiseaux, qui assurent ainsi la dissémination.
La présence d'une galle chevenue sur un églantier est due à la guêpe gallicole ou bédégar, dont les larves vivent dans le bois du rosier avant de se métamorphoser.
Dans la tradition germanique, l'églantier, dédié à la déesse de l'amour, Frigg, était symbole de la vie de l'âme après la mort.
Digitale pourpre (Digitalis purpurea)
Plante de la famille des Scrofulariacées originaire de Sardaigne.
Son nom provient du latin "digitus" c'est-à-dire "doigt", car la fleur de digitale peut s'adapter à l'extrémité d'un doigt humain.
Appelée aussi "queue-de-loup" ou "gant de Notre-Dame", elle se trouve en colonies nombreuses dans les coupes et les clairières forestières, les bords des chemins, les forets claires.
Plante herbacée, plus ou moins tomenteuse, vivace ou biennale, de 50 à 150 cm. La tige, feutrée de gris, se termine par une grappe unilatérale composée de fleurs tubulaires pourpres, plus rarement blanches. Corolle campaniforme de 3 à 6 cm, glabre à l'extérieur, duveteuse à l'intérieur ; elle est mouchetée de taches rouge foncé entourées de blanc. Feuilles ovales de 15 à 20 cm, vertes et duveteuses dessus, feutrées de gris dessous. Les feuilles supérieures sont pétiolées, les inférieures sessiles. Bord crénelé.
Floraison : mai-septembre.
Pollinisation par les bourdons, dissémination des graines par le vent. Reproduction par semis, au printemps, dans les régions de climat rude ; sinon, en automne.
Terrain de préférence argileux, peu calcaire
Plante très vénéneuse par la présence de glycosides agissant sur le coeur (digitaline et digitoxine). Elle sert en médecine pour la préparation de médicaments utilisés dans les traitements des problèmes cardiaques et de circulation sanguine. Avec les feuilles, la seconde année, au moment de la floraison, on prépare des poudres, des extraits liquides, des teintures.
Cytise (Cytisus laburnum)
Plante de la famille des Légumineuses originaire d'Europe méridionale et d'Asie occidentale.
Son nom vient du grec "Kytisos" qui était à l'origine le nom d'une espèce de trèfle très répandue sur l'île grecque de Kythnos, puis devint un nom générique pour un grand nombre de légumineuses.
Arbuste à feuilles caduques alternes formées de trois folioles plutôt sessiles, et d'un beau vert sombre. Fleurs jaunes en grappes terminales généralement pendantes.
Floraison fin avril jusqu'au début de juillet.
Reproduction par marcottage ou bouturage, et par semis.
Terrain : s'adapte pratiquement à tous les types de terrain.
Cette plante est très toxique. Elle contient des alcaloïdes dont l'action est semblable à celle de la nicotine. L'ingestion des fruits est mortelle.
Cycas du Japon (Cycas revoluta)
Plante de la famille des Cicadacées, originaire de Chine et du Japon.
Le terme générique scientifique vient du mot grec "kykas" qu'employait Théophraste pour désigner les palmiers. Pourtant, malgré leur aspect, les Cicadacées n'ont rien à voir avec les palmiers.
Tronc cylindrique recouvert par des branches basses permanentes d'une longueur de 2 à 3 m. Les branches d'un vert sombre, plus pâle en dessous, sont formées de folioles plates de 15 à 30 cm légèrement recourbées (d'où le nom latin "revoluta"), et sont épineuses au sommet. Fleurs insignifiantes.
Reproduction : les pieds mâles portent un gros cône mâle érigé de 30 à 60 cm, formé d'écailles allongées avec sur leur face inférieure des sporanges où se forment les grains de pollen qui seront dispersés par le vent ou les insectes ; les pieds femelles portent au centre des feuilles réduites, veloutées et de couleur beige, avec quelques ovules à leur base. Lorsque le grain de pollen tombe sur l'ovule mûr, il rencontre une gouttelette de liquide visqueux qui, en séchant, l'entraine dans la chambre de l'ovaire. Le développement de l'embryon commence dès la fécondation, mais celle-ci intervient très tardivement, six mois après la pollinisation.
Terrain : terre de bois, mais aussi terreau.
Cyclamen d'Europe (Cyclamen purpurascens)
Plante de la famille des Primulacées originaire d'Europe, typique des bois de la haute et basse montagne.
Le nom Cyclamen est la transposition d'un mot grec qui signifie cercle ou couronne.
C'est une plante vivace, tubéreuse, ne comportant de feuilles qu'à la base. Celles-ci sont pétiolées, d'ovale-cordées à réniformes, vertes sur la partie supérieure, rougeâtre sur la partie inférieure ; fleurs isolées, portées par de très longs pédoncules, parfumées, à corolle rose, pourpre ou violacée, à cinq pétales incurvés en arrière.
Floraison fin de l'été, automne.
Reproduction par division des bulbes.
Terrain : terre de bois mélangée à du sable.
Le cyclamen n'est pas une plante sans danger. Toxique, elle peut provoquer des vomissements et des paralysies des voies respiratoires. Elle était utilisée dans l'antiquité pour confectionner des philtres d'amour. Les Grecs et les Romains la cultivaient près des maisons pour se protéger de l'action des poisons. Au Moyen-Age, on appelait cette plante : "pain de pourceau", car seul les porcs pouvaient se nourrir des bulbes sans en être affectés.
Coquelourde (Lychnis flos-Jovis)
Plante de la famille des Caryophyllacées, espèce spontanée de la flore alpine.
Elle doit son nom à sa corolle formant une couronne.
Plante veloutée, blanchâtre, à tiges droites de 30-60 cm de haut, et à feuilles larges et duvetées de couleur argentée ; fleurs rouge pourpre, presque sessiles, réunies en une courte inflorescence terminale, et à pétales subdivisés en deux lobes arrondis.
Floraison : mai-août.
Reproduction par division ou par semis au printemps.
Terrain fertile, un peu sableux.
Cosmos (Cosmos bipinnatus)
Plante de la famille des Composées, originaire du Mexique, introduite en Europe vers la fin du XVIIIème siècle.
Plante herbacée de 1 m de haut environ, à feuilles deux fois complètement divisées en segments linéaires-filiformes, et à tiges très ramifiées. Capitule à disque central jaune, petit, à ligules périphériques de couleur rose vif, pourpre ou blanche, de 2 à 3 cm de long.
Floraison : juin/octobre.
Reproduction par semis vers la mi-février à l'abri, ou directement par semis en mars.
Terrain : terre normale de jardin, même s'il s'agit de terre pauvre.


































